Archives pour la catégorie Instruction en famille

Emma, 12 ans : « Ils m’ont menacée d’aller à l’école si je n’étudiais pas. »

Pour Emma, 12 ans … « Ils m’ont menacée d’aller à l’école si je n’étudiais pas. J’ai plein d’autres qualités par exemple je suis une artiste… Une pâtissière. Une lectrice, etc. »

De quoi menace-t-on « Les collégiens de cinquième [qui] sont tombés au niveau des élèves de CM2 de 1987 » ?
http://www.lemonde.fr/…/orthographe-les-collegiens-de-cinqu…

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Le Collect’IEF : Lettre aux députés

Note : Il est possible d’utiliser ce courrier pour écrire à votre député(e).
Madame la Députée, Monsieur le Député,
M. Noblecourt, directeur adjoint du cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, a reçu à son invitation, le jeudi 26 mai, les représentants des parents qui font le choix de l’instruction en famille (IEF), à savoir les associations LEDA, CISE, LAIA, UNIE, et nous-mêmes, Le Collect’IEF.
A cette occasion, M. Noblecourt nous a informé des « évolutions préoccupantes » concernant l’instruction dans la famille, des préoccupations « qui exigent des évolutions règlementaires ». Il y a un an, ces mêmes associations avaient demandé à être reçues suite à la volonté déclarée du gouvernement de renforcer les contrôles dans le cadre de l’instruction en famille dans le contexte des attentats terroristes perpétrés sur le sol français. Si M. Noblecourt a réaffirmé sa position de fermeté de l’époque, il ne fait plus d’association entre radicalisation et IEF. Ce que nous estimons juste en regard de la réalité des familles qui font ce choix éducatif.
Pour M. Noblecourt, c’est la forte augmentation du nombre des enfants instruits dans la famille, de 3000 dans les années 2010 à près de 8000 aujourd’hui, qui est jugée préoccupante et qui justifie des évolutions règlementaires. En quoi les parents qui font le choix de l’IEF doivent-ils être pénalisés par cette augmentation ? Si cette forte croissance, qui concerne 0,00… % des enfants soumis à l’obligation d’instruction, est le signe d’un rejet par certains du système scolaire, en quoi sommes-nous responsables ? En quoi renforcer le dispositif déjà existant et opérant des contrôles dans le cadre de l’IEF résoudra cette relative désaffection ? Nous considérons qu’il appartient au ministère de l’Éducation nationale de chercher ses réponses au sein du système scolaire sans remettre en cause le choix des « parents qui ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. » Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26- 3.
Les mesures envisagées ne laissent aucun doute sur l’avenir de l’IEF en France. Elles signent clairement la mise à mort de la liberté de l’enseignement et donc de la liberté des choix éducatifs. Un projet de décret va être présenté au Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) début juin.
Les modifications portent sur la progression des enfants en IEF qui sera désormais liée aux attendus de chaque fin de cycle d’enseignement, et sur la soumission des enfants à des exercices écrits ou oraux. Dans le cadre de l’instruction en famille, nombreux sont les parents qui font le choix de ne pas suivre les programmes scolaires comme le prévoit le principe constitutionnel de la liberté de l’enseignement. Par conséquent, « la progression retenue » par les familles ne correspond pas aux attendus de chaque fin de cycle d’enseignement. Si l’Éducation nationale considère que la même « logique » doit être imposée à tous les enfants du même âge et au même moment, ces familles observent, elles, à l’instar de Peter Gray, chercheur au Boston College, qu’il n’y a pas de « logique prévisible » pour les enfants instruits à domicile que ce soit dans le cadre de l’apprentissage de la lecture ou dans tous les autres domaines.
C’est l’expression même de la diversité pédagogique, fondant le principe de la liberté de l’enseignement, qui est remise en cause.
Quant à « la soumission des enfants aux tests écrits ou oraux », elle démontre bien la volonté du ministère de soumettre l’IEF à la logique scolaire au même titre qu’il souhaite réduire les familles au silence en les punissant d’une injonction de scolarisation au cas où elles refuseraient deux contrôles consécutifs… au motif par exemple qu’elles sont contre le principe de l’évaluation, choix pédagogique, voire éducatif qui est le leur et qui doit être respecté. Que devient alors « l’esprit critique » qui « ouvre à la connaissance » dont se prévaut le socle commun et auquel tous les enfants doivent se référer ? En France n’a-t-on plus que l’obligation d’instruire selon les méthodes et paliers fixés par l’Éducation nationale ?
Nous souhaitons rappeler que depuis de nombreuses années, les associations nationales œuvrent pour le respect des intérêts de l’enfant et du libre choix des familles au niveau pédagogique. Les gouvernements successifs depuis l’adoption de la loi sur le renforcement de l’obligation scolaire en 1998 ont réaffirmé à plusieurs reprises, par l’intermédiaire de courriers issus de la direction de la DGESCO et par voie de circulaires, en 1999 et en 2011, que les enfants instruits dans la famille ne sont pas soumis aux paliers de progression prévus par le socle commun et que « Les procédures d’évaluation prévues dans le préambule de l’annexe qui définit le socle commun ne sont pas applicables aux enfants instruits dans la famille. » sur la base du principe de la liberté pédagogique.
Enfin pour « éviter le débat parlementaire », le ministère souhaite modifier l’article L.131-10 du Code de l’éducation par le biais d’un amendement déposé dans le cadre de la loi « Egalité et Citoyenneté ». Son but est de donner à l’administration le dernier mot notamment quant au choix du lieu du contrôle.
Nous vous demandons d’interroger le gouvernement sur ses intentions de modifications règlementaires qui sont contraires aux principes constitutionnels de la liberté de l’enseignement et de la liberté de conscience et de ne pas adopter l’amendement concernant la modification de l’article L.131-10 du Code de l’éducation dans le cadre de la loi « Egalité et Citoyenneté » qui est contraire au principe d’égalité puisque les familles deviennent ainsi les exécutantes des directives de l’Éducation nationale.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter à contact@collectief.fr.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, Madame la Députée, l’expression de notre considération la plus distinguée.
Le Collect’IEF – contact@collectief.fr

IEF et radicalisation : un nouvel amalgame

Mars 2016 – Guide interministériel de prévention de la radicalisation  

Le guide interministériel a été élaboré, au sein d’un groupe de travail dédié, par l’ensemble des ministères impliqués dans le champ de la prévention de la radicalisation.

Thème 3
L’ANIMATION TERRITORIALE EN MILIEU SCOLAIRE

FICHE 18 – page 48
L’action de la MPPS en soutien aux académies

Objectifs précis de l’action

La MPPS (Mission de Prévention des Phénomènes Sectaires) apporte son expertise et son concours à la prévention de la radicalisation à l’école. Elle accompagne également, si une suspicion de radicalisation existe, le contrôle de l’enseignement à distance, de l’instruction à domicile et de l’enseignement privé hors contrat.

La ministre de l’Education veut renforcer la vigilance des enfants en IEF

A l’occasion d’un discours aux recteurs le 13 janvier 2015, titré « Mobilisons l’École pour les valeurs de la République »,  la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a déclaré souhaiter « une vigilance renforcée à l’égard des élèves instruits à domicile. »

La ministre a rencontré après les attentats du 7 janvier 2015 la communauté éducative dont ont été visiblement exclus les parents qui font le choix de l’instruction en famille.  

Des groupes se constituent pour demander une audience à la ministre.