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La liberté de l’enseignement ne se négocie pas !

Le président de la République a annoncé que, dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous les enfants de 3 ans à 16 ans, et que l’instruction à domicile sera « strictement limitée aux impératifs de santé »
Le président de la République a donc décidé pour lutter contre les séparatismes d’interdire l’instruction en famille, balayant ainsi d’un revers de la main une de nos libertés les plus fondamentales.
En quoi supprimer une liberté peut-il lutter contre la terreur ?
Devons-nous renoncer à la liberté d’expression pour que cessent les actes terroristes ?
Nous déclarons au contraire qu’il faut affirmer nos Libertés et les défendre de toutes nos forces contre l’obscurantisme.
En France, « L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix. ».(1)
En 1977, le Conseil constitutionnel déclare la liberté de l’enseignement conforme à la Constitution. Elle « constitue l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, réaffirmés par le Préambule de la Constitution de 1946 et auxquels la Constitution de 1958 a conféré valeur constitutionnelle ; ».(2)
En 2017, le Conseil d’État confirme que le principe de la liberté de l’enseignement « figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République» et précise que l’instruction au sein de la famille ressort de ce principe au même titre que les établissements d’enseignement.(3)
En France, 50 000 enfants seraient concernés par une instruction à domicile. La moitié est scolarisée au CNED et l’autre moitié dans des établissements à distance ou bien instruite en famille. Les enfants déclarés en instruction en famille (IEF) représenteraient donc moins de 25 000 enfants, soit 0,2% des enfants en obligation d’instruction.
Dans le cadre d’un rapport déposé au Sénat(4), la commission d’enquête s’inquiète de « la très forte augmentation du nombre d’enfants scolarisés à domicile » dont le nombre aurait doublé en 10 ans. Est-il réellement approprié de s’alarmer de cette « très forte augmentation » quand le nombre d’enfants concernés est passé de 18 118 en 2010 à 35 950 en 2018-2019 ?
Ce rapport relève en outre la hausse de 5 800 enfants en un an (2019-2020). Ce chiffre s’explique simplement par la prise en compte des enfants de 3 ans à 6 ans qui relèvent désormais de l’obligation de l’instruction depuis la rentrée 2019.
En quoi la mesure d’interdire l’instruction en famille à moins de 25 000 enfants, « un petit nombre d’élèves au regard des 12 millions d’élèves français »comme le précise très justement ce même rapport, peut-elle empêcher « les tendances alarmantes à la remise en cause des valeurs de la république et au séparatisme » ?
Pourquoi s’interroger sur la « défiance » (4) des familles alors que le choix des parents est centré sur le bien-être des enfants ? Le choix de l’instruction en famille est en effet surtout motivé par des raisons positives comme le respect des rythmes de l’enfant, le choix d’apprentissages centrés sur ses intérêts, de pédagogies différenciées, la pratique intensive d’un sport ou d’un instrument de musique, les voyages longues durées, etc.
Les enfants en IEF ne sont pas des « enfants isolés »(4) , livrés à eux-mêmes, en situation de rupture sociale ou familiale qui pourrait favoriser le processus de radicalisation, bien au contraire (5).
Par ailleurs, l’instruction en famille doit rester une opportunité de sortir du milieu scolaire pour un enfant ou un jeune victime de violences (6).
Nous nous interrogeons plutôt sur la défiance dont les familles sont la cible depuis la loi de 1998 sur le renforcement de l’obligation scolaire.
Nous nous interrogeons sur les amalgames successifs (emprise sectaire, délinquance, radicalisme, …) qui se sont pourtant révélés infondés (7) et qui ne peuvent donc justifier les mesures législatives liberticides et disproportionnées qui caractérisent l’arsenal juridique qui encadre ce mode d’instruction.
Depuis 20 ans, nous faisons le constat, au gré des mesures législatives, d’une restriction progressive du droit à l’instruction alors que durant cette même période, les familles et les associations ont très largement communiqué sur les raisons du choix et la pratique de leur mode d’instruction auprès du grand public et des institutions.
Si l’exercice des libertés n’est pas sans risque que ce soit en milieu scolaire et dans la famille, il n’est pas question d’accepter la suppression d’une liberté aussi fondamentale que la liberté de l’instruction. Au contraire, il est d’autant plus important de protéger le pluralisme éducatif et de continuer à l’affirmer. C’est le signe de la vitalité des sociétés démocratiques et la preuve que nous ne cédons pas à la terreur.
Nous revendiquons l’exercice plein et entier de la liberté de l’enseignement. Le droit à l’instruction est un droit consacré qui ne relève par conséquent ni d’une obligation d’autorisation, ni d’une obligation de déclaration. Notre priorité est d’assumer auprès de nos enfants (8), comme nous le faisons depuis leur naissance, ce à quoi nous nous sommes engagés en les menant au monde, et non de lutter pour le respect d’un droit qui est inaliénable et qui ne peut par conséquent être remis en question. Le Collect’IEF demande au Législateur de garantir les droits des parents et des enfants.
Nous n’accepterons aucune mesure restrictive supplémentaire. Les familles sont déjà soumises à une réglementation contraignante qui se caractérise par une récente judiciarisation, conséquence des abus fréquents de l’administration.
Nous revendiquons enfin au nom du principe d’égalité l’octroi de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) à laquelle ont droit les familles dont les enfants fréquentent les établissements scolaires. Cette allocation pourrait être renommée à juste titre l’allocation de l’instruction.
« En 2017, la dépense moyenne par élève ou étudiant, tous niveaux confondus, est de 8 690 euros » (9): les familles instruisant elles-mêmes leurs enfants pourraient bénéficier d’une bourse pour le financement du matériel, des activités sportives et artistiques et des sorties culturelles nécessaires à leur instruction. Les parents pourraient recevoir, au même titre que les professeurs, d’un Pass Education pour l’accès aux musées et monuments nationaux.
Le Collect’IEF
1 Article L131-2 du Code de l’Éducation
2 Décision n° 77-87 DC du 23 novembre 1977
Loi complémentaire à la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 modifiée par la loi n° 71-400 du 1er juin 1971 et relative à la liberté de l’enseignement – https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1977/7787DC.htm
3 Conseil d’État, 3ème – 8ème chambres réunies, 19/07/2017, 406150, Inédit au recueil Lebon – https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000035245576/
4 Radicalisation islamiste : faire face et lutter ensemble – Rapport n° 595 (2019-2020) de Mme Jacqueline EUSTACHE-BRINIO, fait au nom de la commission d’enquête, déposé le 7 juillet 2020 – http://www.senat.fr/rap/r19-595-1/r19-595-110.html?fbclid=IwAR169p3z2O_XXosCPoEMkcD2_q3A4VoEXohzK-7zSKFTg5DsCwMx6edq-SI#toc393
5 Vademecum – Instruction dans la famille – Octobre 2020 « Les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels. » https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actualites/30/6/VDM_IEF_1338306.pdf
6 Le Parisien : Quels sont les chiffres de la violence depuis la rentrée ?
Jean-Michel Blanquer : « Il y a chaque jour entre 20 et 30 incidents graves, à mettre en regard des 63.000 implantations scolaires de France »https://www.leparisien.fr/societe/blanquer-il-y-a-chaque-jour-entre-20-et-30-incidents-graves-a-l-ecole-12-10-2019-8171715.php
7 Depuis 2002, les rapports successifs de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) ont montré qu’il n’y avait pas de lien entre l’IEF et l’embrigadement sectaire.
8 Article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme déclare que : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. ».
L’article 2 du protocole additionnel N°1 à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentalesdu 20 mai 1952 : « Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. »

 

Vive la liberté de l’instruction !

Monsieur le Président, vous souhaitez interdire la liberté de l’instruction.
Faut-il vous rappeler que la Liberté est une des devises de notre République, et la liberté de l’instruction un fondement de notre Constitution?
Votre devoir est de garantir cette liberté et non de priver le peuple français de ses droits constitutionnels.
Nous affirmons que l’exercice des libertés fondamentales sur lequel repose notre République est d’autant plus important à protéger qu’il est le signe de la vitalité des principes démocratiques.
Nous ne le céderons pas à la radicalité de quelque nature que ce soit !
Il est hors de question de sacrifier la diversité pédagogique au nom d’un dictat idéologique où seule l’Éducation nationale sait ce qui est bon et mieux pour tous, se substitue au dialogue, aux libertés individuelles et constitutionnelles.
Il est hors de question de stigmatiser des catégories de population en raison de leurs opinions, même religieuses.
Monsieur le Président, vous souhaitez « forcer » la conscience de nos enfants.
La conscience s’éveille, elle ne se force pas.
Il vous faudra bien user de cette force pour tenter d’interdire la liberté de l’instruction car nous ne céderons pas !
« Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »
( Déclaration Universelle des droits de l’homme, article 26 )
 
Des contrôles dès 3 ans,  « la radicalisation peut malheureusement commencer très tôt ».

Le président de la République a décidé d’abaisser l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans au lieu des 6 ans à l’heure actuelle et, ceci, dès la rentrée 2019.

En parallèle, le ministre de l’Éducation nationale dans le cadre des discussions à l’Assemblée nationale sur le Régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat envisage des contrôles inopinés .

Si les amendements n°33, 47 et 7 ont été retirés/rejetés, le ministre a répèté son accord avec l’état d’esprit de ces interventions/amendements et cette loi « sera complétée d’autres mesures et évolutions de notre organisation ».

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La liberté pédagogique n’existe plus !

Parution du décret n° 2016-1452 du 28 octobre 2016 relatif au contrôle de l’instruction dans la famille ou des établissements d’enseignement privés hors contrat.

La progression des enfants en IEF est subordonnée aux « objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement de la scolarité obligatoire. »

Les enfants sont soumis à « des exercices écrits ou oraux, adaptés à [leur] âge et {leur} état de santé, destinés à apprécier {leurs} acquisitions dans le cadre fixé aux articles D. 131-12 et R. 131-13. « .

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Le Collect’IEF a recueilli les témoignages de nombreux ex-IEF et d’enfants en IEF.

Pour télécharger le document …

Sommaire

Texte de la pétition : Nos enfants ne sont pas des machines que l’on programme, Sauvegardons la liberté pédagogique ! – Pages 2 à 4

Le positionnement du Collect’IEF : Lutter contre les atteintes à l’IEF. Pages 5 à 7

Témoignages – À partir de la page 8

Lola, 11 ans, IEfeuse
[… ] aujourd’hui je suis heureuse et j’aime apprendre. Je ne veux pas que ça change !

Lucie, 17 ans et 1/2 ex-IEF
j’ai eu la chance de grandir et de m’épanouir en toute liberté.

Phoebe, 18 ans ex-IEF
Pour ma part, je veux offrir le choix dont j’ai moi-même béné cié à mes propres enfants.

Hugo, 25 ans ex-IEF
[…] la différence est un fondement de la République, de l’humanité,
et elle doit être respectée.

Pour envoyer vos témoignages, écrire à contact (arobase) collectief.fr

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Des personnes concernées par la liberté de l’instruction et notamment par l’instruction en famille ont rédigé une DÉCLARATION COLLECTIVE POUR UNE RÉAPPROPRIATION DU DROIT DE CHOISIR LE GENRE D’ÉDUCATION À DONNER À LEURS ENFANTS

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COMMUNIQUÉ DU COLLECT’IEF

Nous ne souhaitons pas devenir complice et « collaborateur » d’un ministère pour qui le dictat idéologique de l’école républicaine, où seule l’Éducation nationale sait ce qui est bon et mieux pour tous, se substitue au dialogue, aux libertés individuelles et constitutionnelles. Où la liberté de chacun est bannie sous l’alibi de la protection nationale et de l’état d’urgence, alors que M. Noblecourt nous expliquait en mai dernier que les changements législatifs prévus pour l’instruction en famille n’avaient rien à voir avec le terrorisme, ainsi que le confirment les travaux de la Miviludes.

DEMANDONS LA SUPPRESSION DE L’ARTICLE 14 BIS DU PROJET DE LOI ÉGALITÉ ET CITOYENNETÉ
PANNEAU-ART-14BIS-VAL

Pétition : Plus de 6 393 signatures.

Continuons à signer !

Nos enfants ne sont pas machines que l’on programme,
Sauvegardons la liberté pédagogique !

Nous demandons au gouvernement le retrait du décret relatif au contenu de connaissances et de compétences.
Nous demandons la suppression de l’article 14 bis (nouveau) du projet de loi Égalité et Citoyenneté.

SAUVEGARDE-LIBERTE-PEDAGOGIQUE

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Qui sommes nous ?

Le Collect’IEF est indépendant. Il regroupe des personnes qui ont une longue expérience de l’instruction en famille (IEF) que ce soit à titre personnel/familial ou comme bénévoles, qui sont ou ont été investis activement dans les associations de soutien à l’IEF.

Le Collect’IEF est autonome. Ses frais de fonctionnement sont couverts par des dons.

Le Collect’IEF est libre. Il agit pour que ce choix d’instruction le demeure.

Le Collect’IEF défend la diversité pédagogique et c’est l’enfant qui motive ses apprentissages dans un continuum entre l’informel et le formel.

Le Collect’IEF consiste en une veille juridique et politique de cette liberté d’instruction qui, de lois en décrets, se réduit et pose donc la question du devenir de l’IEF.

Ses valeurs :

– défendre la liberté de l’instruction dont celle qui consiste à choisir l’IEF,
– réaffirmer la liberté de choisir la pédagogie conformément aux principes constitutionnels de la liberté de l’enseignement et de la liberté de conscience,
– confirmer le droit à l’autonomie, principe immanent des droits de l’homme, et revendiquer la confiance dans l’exercice de ce choix.

Son objectif :

Lutter contre les atteintes portées à l’instruction en famille pour obtenir la garantie que l’IEF demeure un mode d’instruction à part entière afin que les générations futures puissent continuer à choisir d’instruire leurs enfants selon leurs convictions politiques, philosophiques et/ou religieuses que ce soit en les confiant à l’école publique, à des écoles sous contrat ou hors contrat ou bien en les instruisant en famille.

Ses actions :

– dénoncer tout abus de position dominante des gouvernements qui par leurs actions et leur influence sur les ministères (Éducation nationale, Justice…) désirent en limiter les droits,
– lutter contre toute tentative de musellement des familles qui veulent exercer ce droit,
– informer les médias de toute atteinte à cette liberté,
– publier des manifestes, des études, des témoignages et produire et soutenir des reportages, documentaires pour mieux faire connaître l’IEF.

Son principe de fonctionnement :

La répartition géographique des membres du Collect’IEF sur l’ensemble du territoire français, fait que les décisions d’actions seront soumises dans des « assemblées » virtuelles sur le forum de discussion prévu à cet effet.

Ses porte-paroles :

Toute personne dont les revendications ou les moyens d’action peuvent être mis en œuvre, après proposition préalable aux assemblées du Collect’IEF, tant qu’ils ne portent pas atteinte à l’objectif commun.

Nous contacter : contact (arobase) collectief (point) fr

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